| LES HALOGÈNES |
TABLEAU PÉRIODIQUE, Groupe 17
Les élément du groupe 17 font partie de la famille des halogènes (littéralement "engendreurs de sels"). Ce sont des éléments non métalliques. Ils ont tous une valence égale à -1 .
Ils sont tellement réactifs qu'on ne les rencontre qu'à l'état combiné dans la nature. Cette famille tire son nom d'un mot grec qui signifie «générateurs de sels». En effet, ils forment des sels avec les alcalins; ils donnent des acides forts avec l'hydrogène.
Ce sont des oxydants (oxydé, signifiant perdre un électron) très forts grâce à leur couche périphérique qui ne contient que 7 électrons.
Plus on monte dans la colonne et plus les atomes gagnent facilement un électron périphérique pour former des ions 1x négatifs et ressembler ainsi au gaz rare le plus proche.
Chacune de leurs molécules est formée de 2 atomes, elles sont donc diatomiques.
Leur point de fusion augmente au fur et à mesure que les atomes deviennent plus gros. C'est ainsi qu'à 25°C, le fluor et le chlore sont des gaz, le brome est liquide, l'iode et l'astate sont solides.
ATTENTION : Sous forme de gaz ou de vapeur, ces éléments sont dangereux à respirer car ils forment des acides au contact de l'eau des poumons.
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LA BASE DE LA NOCIVITÉ DE TOUS LES HALOGÈNES
Les halogènes sont donc des «voleurs» d’électrons. Ils ne volent pas réellement des électrons, disons qu’ils les empruntent. Et peu importe où ils se trouvent, ils cherchent toujours à soutirer un électron de tout atome près. Et c’est pour cela qu’on les retrouve dans la nature presque toujours associé à un métal.
Le sel de mer est un exemple classique d’un lien halogène avec un métal. Cette association produit un composé hautement polarisé vu le partage inégal d’un électron. Mais tout atome organique en présence de fluor se voit appauvri, dévitalisé, affaibli. Et cela produit des réactions en chaîne, car tout atome affaibli regarde chez son voisin pour un électron.
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Un élève du Québec trouva une image pour décrire le fluor. Il compare le fluor à un cow-boy très habile qui, avec son lasso, capte très facilement un électron d'un voisin.
Ci-haut, le sodium s'unit au fluor, le fluorure de sodium.
Le sodium possède qu'un seul électron sur son orbitre extérieur,
qu'il partage volontier avec le gourmand fluor,
en manque d'un électron pour être saturé.
Puisqu’il manque aux halogènes un électron pour être plus «stables», il semble évident qu’ils peuvent s’entendre très bien avec les éléments qui n’ont qu’un seul électron sur leur orbite externe, soit le lithium, le sodium, le potassium (et quelques autres). Un exemple prouvant cette réaction est que si l’on met du potassium en présence d’un gaz fluoré, la réaction des électrons est si rapide que ça produit un explosif ! Les halogènes et les métaux alcalins sont les familles ayant les plus grandes réactions lorsqu’elles sont associées. Le fluor est l’élément chimique le plus réactif connue en chimie et c’est pour cela qu’on ne retrouve pas le fluor dans la nature (tout comme son confrère le chlore), il est dit être le plus « électro-négatif ».
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La première production commerciale de fluor eut lieu lors de la fabrication de la bombe atomique dans le cadre du projet Manhattan lors de la seconde Guerre mondiale.
L'hexafluorure d'uranium était utilisé pour séparer les différents isotopes de l' uranium. Ce procedé est d'ailleurs toujours utilisé dans les applications d'énergie nucléaire.
Le fluor est par importance le 13ème élément constituant l'écorce terrestre; celle-ci en contient 0,0585% jusqu'à une profondeur de 16 km. On rencontre le fluor uniquement à l'état lié la plupart du temps sous la forme de minéraux.
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